D’anciens projets…

*** (Certains des projets-là ont déjà avancé, voir abouti peut-être depuis la dernière mise à jour : au besoin me contacter) ***

Si vous vous sentez l’envie de contribuer à ces chantiers d’affichages – tractages de textes et citations essentiels, ici quelques projets puis des éléments en vrac dont vous pouvez bien sûr vous emparer librement…

> l’imagination (et la 3è dimension cf E. Bond) / l’empathie
> le systémisme
> le travail
> l’enfance et la désadultisation, l’expression des émotions, etc
> ho’o pono pono
> les façons de se parler
> des chouettes citations comme celle d’Alice :
« mais, si le monde n’a aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche de lui en donner un ? »

***
/ Ho’o pono pono

Ho’o pono pono (à l’origine, une tradition hawaïenne : cf par ex. article wikipedia) est une prière à l’adresse ouverte ou libre, très simple et très puissante, en quatre mouvements – qu’on peut d’ailleurs aussi utiliser autrement ou dans le désordre – à prononcer chaque fois bien sûr avec le coeur… :

Je suis désolé…
Pardonne-moi, s’il te plaît…
Je t’aime…
Merci…

Tous les êtres sont avec nous*

O pono pono me semble être une façon pour nous, quand on en sent le désir ou le besoin, d’être avec tous les êtres – ou avec telle ou tel. D’observer le mouvement de notre coeur par rapport à telle ou tel, en cherchant à lui exprimer les différents moments d’une relation authentique (compassion, pardon, amour et gratitude), cela clarifie notre vision de la relation que nous établissons en nous-même avec telle ou tel – et par là-même, avec nous-mêmes – et ce processus fluidifie les circulations d’énergie universelle.

Plus simplement – et même si on ne croît pas à l’énergie universelle ou qu’on ne voit pas bien ce que c’est – O pono pono permet de se connecter ‘psycho-affectivement’ à des personnes qui sont là (quand on veut se reconnecter à qqun qu’on aime après l’avoir blessé par exemple, évidemment en réinventant les formules des 4 mouvements de façon vivante pas mécanique), à des personnes qui sont pas là (qu’on les connaisse ou pas), ou à toutes sortes d’êtres physiques ou non, naturels ou imaginaires, qui peuvent par exemple nous soutenir pour participer encore au monde du style jésus ou betty boop ou d’autres êtres d’amour et de joie, ou qu’on peut soutenir pour participer encore au monde du style les enfants de Tchernobyl, ton voisin à l’HP ou d’autres êtres qui souffrent…

*Pour mémoire cette autre prière (?) partagée dans des cercles rainbow :

« May all beings be free, without suffering, without dogmatism and in absolute non violence for every beings such as animals, humans, ghosts, hungry ghosts (petas), war beings (jealous beings) dogmatic beings, attached 2 senses/body/sensual /pleasure and pain/emotional joy and suffering beings, hell beingss ,not seeing mystics beings, not looking 4 eternity but impermanence beings, taking risks beings, not wanting to know beings, not loving themselves beings, not deeply inquiring the validity or not of budist emptiness of independant existence and dionysiac socratic theories of essence/ideas, not understanding self beings »

…et pour le plaisir, ce poème d’un ami :
Le monde des rêves et tous les mondes invisibles
ne sont pas séparés du monde réel !

Nous sommes avec les vents et les étoiles
Nous sommes avec les rivières, les arbres et les pucerons
Nous sommes avec les mots, les symboles et les rythmes
Nous sommes avec les voisins, les clowns, les martyrs
Nous sommes avec les silences
Nous sommes avec les morts
Nous sommes avec les anges
Nous sommes avec les autres
Nous sommes avec nous

Tout est avec nous
Alors, de quoi avons nous peur ?

***
/façons de se parler

> faciliter la facilitation…

> pour une autogestion d’ateliers libres multi-âge : la proposition bundle / silence

A expérimenter dans un contexte d’atelier ouvert (temps de jeu improvisé / de partage de parole), entre ‘enfants’ et ‘adultes’, si on veut que construction et déconstruction s’équilibrent sans lutte de pouvoir souterraine, et que du commun puisse avoir lieu malgré les différences de modes. C’est pas une proposition qui permet forcément d’inclure tout le monde tout le temps, ça peut être brutal attention quand même à pas se faire mal : c’est une base de jeu collectif qui peut être tolérée par des enfants et des adultes pour résoudre les décalages temporels.

Quel que soient pour les uns et les autres les objectifs du temps qu’on veut partager ensemble, la seule règle qu’on se donne c’est celle là : ON EST LIBRES de faire ce qu’on veut SAUF que quand quelqu’un dit BUNDLE sur un-e-tel-le, on fait un bundle sur un-e-tel-le et que quand quelqu’un dit SILENCE, on fait tous un silence (au moins 30s.) et on se regarde… voilà.

>

Pour tout le grain que nous avons à moudre, on a un sacré besoin de parole ! Dans les espace-temps de la parole se fonde, se trame, se tisse le politique… qui toutes les autres actions de nous les gens

En parlant on partage, en parlant on entube… on construit et on déconstruit, on critique et on enchante, on éclaire ou on embrouille, en tout cas on crée le monde…

Pour parvenir à une intelligence collective, à des solutions qui soient bonnes pour tous (et donc en évolution) ça peut paraître bizarre mais on a presque tous plus ou moins à apprendre encore à se parler vraiment (càd à s’exprimer et à s’écouter)… Parce que depuis tous petits souvent, aussi bien toi que moi, on a appris à se parler de façons bizarres (bizarre pour l’autre, ou …

Déjà on parle pas tous les mêmes langues… et même quand on croît qu’on parle la même langue des fois on s’aperçoit qu’on donne pas les mêmes sens au mots… C’est-à-dire pas toujours les mêmes connotations déjà, et même pas les mêmes significations à l’occasion.

En plus de ça quand on commence à mettre tous ces mots ensemble pour essayer de s’exprimer, souvent on y confond un peu ce qu’on pense (ce qu’on sait, ce qu’on croît, ce qu’on veut…) et ce qu’on ressent, consciemment ou non… dans ces cas-là, que ce soit à 2, en groupe ou en assemblée, on a par exemple tendance à recréer des rapports de domination/soumission liés à l’âge, au genre, aux cultures, etc…. et des fois avec tout ça notre parole s’abîme, on a le sentiment qu’elle nous abîme, qu’elle n’aide pas la relation entre nous, on se fâche, on ///

COUPER la parole

PRENDRE le temps

ATTENTION aux mots

les SIGNES non-verbaux

> Cartes / jeu du consensus (utilisée entre autres par les permaculteur-ice-s de Brin de Paille)

Débat Prise de décision

Noir Difficulté personnelle ou / qqun : ne peut pas continuer

Rouge Processus non-respecté Contre

Orange exprime une gratitudes Réserves fortes sans bloquer le consensus

Jaune veut poser une question Question préalable

Vert peut apporter une clarification Approuve

Bleu veut émettre commentaire / opinion Neutre : ok, avec qqes réserves

> La méthode des 6 chapeaux extraite de l’ouvrage Six chapeaux pour penser est une méthode de management personnel ou de groupe, développée par Edward de Bono, permettant de traiter les problèmes dont une des conséquences est d’éviter la censure des idées nouvelles, dérangeantes, inhabituelles.

Pour cela, chaque participant prend un « chapeau » d’une couleur particulière, lui assignant ou lui reconnaissant un rôle. Ce chapeau peut changer durant la réunion. Il peut aussi être identique à celui d’autres participants. Quand il s’agit d’utiliser la méthode lors d’une réunion, le principe est de faire l’effort d’endosser tous les modes de pensée à tour de rôle (ou de les reconnaître chez les autres intervenants). Une séquence d’utilisation des chapeaux est déterminée à l’avance selon le problème à traiter (ex : on pense en chapeau blanc d’abord, ensuite en rouge, puis en noir, etc.) ; chacun des intervenants doit utiliser le mode de pensée relié au chapeau déterminé par la séquence.

Ce système crée un climat de discussion cordial et créatif et facilite la contribution de chacun. Cela permet à tous d’être sur la même longueur d’onde en même temps et les idées des uns provoquent les idées des autres. Quand il s’agit d’un management personnel, l’effort se porte sur le changement successif des modes de pensée.

  • Chapeau blanc
    La neutralité : lorsqu’il porte le chapeau blanc, le penseur énonce des faits purement et simplement. La personne alimente le groupe en chiffres et en informations. C’est l’image de la froideur. C’est le goût de la simplicité : le minimalisme.
  • Chapeau rouge
    La critique émotionnelle : avec le chapeau rouge, le penseur rapporte ses informations teintées d’émotions, de sentiments, d’intuitions et de pressentiments. Il n’a pas à se justifier auprès des autres chapeaux. C’est le feu, la passion, l’intuition.
  • Chapeau noir
    La critique négative : lorsqu’il porte le chapeau noir, le penseur fait des objections en soulignant les dangers et risques qui attendent la concrétisation de l’idée. C’est la prudence, le jugement négatif.
  • Chapeau jaune
    La critique positive : lorsqu’il porte le chapeau jaune, le penseur admet ses rêves et ses idées les plus folles. Ses commentaires sont constructifs et tentent de mettre en action les idées suggérées par les autres membres du groupe. C’est le soleil et l’optimisme.
  • Chapeau vert
    La créativité : lorsqu’il porte le chapeau vert, le penseur provoque, recherche des solutions de rechange. Il s’inspire de la pensée latérale, d’une façon différente de considérer un problème. Il sort des sentiers battus et propose des idées neuves. C’est la fertilité des plantes, la semence des idées.
  • Chapeau bleu
    L’organisation : c’est le meneur de jeu, l’animateur de la réunion qui canalise les idées et les échanges entre les autres chapeaux. C’est le bleu du ciel qui englobe tout.

***

1. le Travail qui relieex. écologie profonde (Joanna Macy)

> La vie fonctionne dans son mouvement spatio-temporel selon un genre de spirale qui s’ouvre qu’on peut écrire par exemples « célébration – deuil – transformation – action – célébration etc. » ou « naissance – souffrance – mort – etc. » ou « gratitude – douleur – changer de regard – aller de l’avant... » ou « germe – épanouissement – ensemencement – compostage... » ou « expansion – intensification... » ou « joie… », etc. etc. et qui est aussi une fractale, c’est-à-dire que chaque partie comprend le tout, dans l’espace comme dans la durée.

> On est aujourd’hui rendu dans une époque très exceptionnelle, the « Big Turning Times », grande menace (âge nucléaire, 6ème extinction massive des espèces, pénuries guerres et pollutions de toutes sorte…) et à la fois grand éveil (cf. par ex. Blessed Unrest) ! Wouhou :^)

> Nous sommes engagé-e-s dans un genre de lutte sacrée dont les seules armes sont la sagesse et la compassion, sur la voie du Shambala (on pourrait dire aussi je crois la liberté, la justice, l’amour, la paix, la compréhension…)

> Les sciences en particulier cognitives nous aident à relativiser notre vision du monde, par exemple en montrant comment tout dans la matière est énergie et vibrations : flux et convergences de flux.

> Les émotions sont notre feedback direct sur notre présence au monde. Laisser couler notre vieux stock de réserve refoulée est indispensable pour avoir la tête claire et cheminer en conscience, en écoutant toujours au présent la boussole du coeur, autant que le baromètre du corps et les trouvailles de la raison.

> Notre rapport au temps est une clef (> entrer dans la perception du ‘temps long’), nos liens à la Terre et aux autres aussi (> ce pourquoi ça s’appelle ‘travail qui relie’)…

2. le Rêve du Dragon – Dragon dreaming John Croft

> Tout est projet, à différentes échelles. Un gros projet c’est plein de petits projets, eux-mêmes faits d’autant d’actions qui sont déjà chaque fois des projets.

> Chaque projet passe par 4 phases à mesure qu’il a lieu : REVE (visualisation / conception…), PLAN (organisation), ACTION (réalisation) et CELEBRATION (réjouissances / feedback / amélioration / évolution)

> Actuellement encore pour beaucoup d’entre nous, les 9/10e des rêves s’avortent, idem des plans ne sont pas réalisés, itou des actions qui voient le jour mais meurent dans les trois ans.

> Des outils pour aider les projets à se réaliser, à vivre et s’épanouir :

Pour démarrer, partager ses rêves, càd les exprimer et le cas échéant accepter de les voir transformer en projets collectifs (càd parfois en acceptant le deuil de leurs dimensions strictement personnelles ?)

Partir d’ici et maintenant, avec qui est là, et tracer les étapes du chemin (comme un jeu de piste avec plein de tâches à accomplir) en confiance

Utiliser les critiques de nos « détracteurs actifs » et les retours hostiles non comme un frein mais comme quelque chose de super utile pour progresser,

Repérer les vrais freins éventuels, dans le langage même qu’on utilise, ou dans nos attitudes et nos croyances inconscientes,

Connaître ses forces (en tant que ‘rêveur’, ‘planificateur’, ‘acteur’ ou ‘célébreur’) et s’appuyer sur celles des autres (y compris celles qui nous sont a priori opposés : celui qui aime passer à l’action a tendance à avoir du mal avec celle qui aime prendre le temps d’imaginer, etc… pourtant on a besoin des deux ! On a besoin de tout le monde !)

Apprendre à jouer à des jeux où tout le monde gagne.

Ne pas se faire de souci inutile par rapport à l’argent par exemple, ou d’autres ressources nécessaires au projet : poser les besoins, et chercher les moyens d’y répondre : ils existent.

Ne pas oublier de célébrer !

***
/TRAVAIL

Le « vrai » travail ? Celui des 600 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif et des heures supp’ impayées ?
Le « vrai » travail ? Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.
Le « vrai » travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail.
Le « vrai » travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage « libre et non faussée » entre OTIS et KONE
Le « vrai » travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire ?
Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ? De l’instituteur de 62 ans pour sa 41e rentrée devant sa classe d’enfants ? De l’infirmière qui soigne encore à 65 ans ? De ceux pour lesquels le travail est devenu si pénible depuis le report de l’âge de la retraite ?
Le « vrai » travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?
Le « vrai » travail ? Celui des millions de précaires ? « La vie, la santé, l’amour sont précaires. pourquoi le travail ne le serait-il pas? » (Parisot/Sarkozy)
Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres mal logés qui n’arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?
Le « vrai » travail ? Celui du milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas ?
Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?
Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?
Le « vrai » travail ? Celui des Travailleurs Handicapés exclus du dispositif retraite anticipée et pour lesquels les patrons paient plutôt que de les embaucher
Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil bien franchouillards ?
Le « vrai » travail ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 à partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?
Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail sous-travail et sans-travail, avec des milliards d’heures
supplémentaires, trois millions de temps partiels à 60 % subi, trois millions de précaires, cinq millions de chômeurs ?
Le « vrai » travail ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?
Le « vrai » travail ? Celui d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins ?
Le « vrai » travail ? Celui des beaufs des cadres casques orange de chez Bouygues, des contremaitres qui appellent leurs manouvres de la « viande » ?
Le « vrai » travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?
Le « vrai » travail contre le droit du travail ? Le pauvre exploité apeuré qui sue, souffre et se tait, la dinde qui vote pour Noël !
Le « vrai » travail.. « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot et. M. Sarkozy
Le « vrai » travail. sans loi ? Celui sans état de droit dans les entreprises, sans protection des contrats, sans promotion dans les carrières, sans garantie de l’emploi ?
Le « vrai » travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?
Le « vrai » travail sans syndicat ? Sans syndicat il n’y aurait rien, pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de code du travail
Le « vrai » travail ? Sans CHSCT, sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante ?
Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?
Le « vrai » travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, harcèle, casse.
Le « vrai » travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, souffrances, suicides, chantage à l’emploi, management de combat ?
Le « vrai » travail ? Celui sans justice qui remet en cause les élections prud’hommes et taxe de 35 euros ceux qui sont obligés de les saisir pour faire valoir leurs droits
Le « vrai » travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries
Le « vrai » travail ? Qu’est ce qu’il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, et meurent sans retraite.
Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?
Le « vrai » travail ? Celui soumis au chantage à l’emploi, aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusif, boursiers et incontrôlés ?
Le « vrai » travail ? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange
et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?
Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?
Le « vrai » travail ? Celui des fausses externalisations, de la fausse sous-traitance, du marchandage, du prêt illicite de main d’oeuvre, des marchés truqués ?
Le « vrai » travail ? Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés, avec des millions aux Iles Caïman ?
Le « vrai » travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?
Le « vrai » travail ? Celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

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Dialectique des pères et de la marmaille

J’ai observé un truc dans plusieurs collectifs en chemin. Un « truc », c’est quelque chose qui est trop complexe a priori pour que je puisse dire en un mot ce que c’est. Je suis obligé de regarder de plus près, et là je vois que ça joue dans les êtres et dans le temps, que ça passe par certains schémas qui se ressemblent et que ça se transforme, pareil. Une succession d’agencements collectifs, on pourrait dire, et ce truc-là en l’occurrence relève de ce que j’ai envie d’appeler la Dialectique des Pères et de la Marmaille. Ah ben c’est justement le titre de l’article !

Ça s’inspire directement de deux (bouts de) théories que je vais présenter brièvement, telles que je les comprends : la dialectique du maître et de l’esclave, et les identités de l’analyse transactionnelle. Ce qui est un peu différent dans ce que je propose-là, outre le style, c’est que ça concerne des collectifs et pas seulement des individu-e-s. Mais certainement que d’autres ont déjà écrit là dessus, on est si nombreux-ses ! Ma contribution c’est de le faire ici, et comme ça. Si tu as vent de quelque chose qui ressemble, je suis intéressé bien sûr (sans doute pas pour tout lire, mais pour entendre un résumé au moins et connaître la référence). C’est ok dans mon éthique, par exemple, d’avoir intégré sommairement les théories auxquelles je me réfère, en allant juste faire un tour sur wikipedia pour vérifier si ma connaissance empirique et dilettante du sujet n’est pas trop excentrique – je sais que pour d’autres c’est très insuffisant, et je n’ai pas de problème avec ça. Je suis évidemment ouvert à la contradiction et au dialogue, je te le demande d’ailleurs à chaque occasion.

La dialectique du maître et de l’esclave, c’est un truc du philosophe allemand Hegel, qui vivait il y a deux siècles et travaillait alors à essayer de comprendre l’esprit en général – travail fort complexe. À l’époque on n’avait pas encore découvert les combustibles fossiles, qui nous permettent communément ces jours-ci de bénéficier, par exemple, de 200 esclaves énergétiques pendant une heure pour 1€ et des poussières… l’exploitation de Gaïa est aujourd’hui beaucoup beaucoup beaucoup plus rentable que le commerce triangulaire, qui lui s’est poursuivi florissant pendant toute la vie du petit Georg Wilhelm, et encore longtemps après sa mort, malgré les nombreuses lumières critiques qui s’y opposaient déjà alors.

L’idée de cette théorie, quand elle est mal comprise, c’est qu’il y a des maîtres qui sont bien contents d’avoir des esclaves à leur service parce que ça leur facilite vachement la vie, et des esclaves qui eux n’en sont pas content-e-s du tout, parce qu’en plus de taffer dur ils et elles sont maltraité-e-s et mal considéré-e-s (euphémisme en réalité mais on s’en fout un peu pour comprendre la théorie). Les un-e-s veulent que ça reste comme ça, et les autres veulent que ça change, logiquement. Mais – et c’est là que la théorie mal comprise vaut ce qu’elle vaut – l’esclave (note que je passe-passe ici au masculin-singulier), s’il parvient à s’affranchir ou à se mutiner, reproduira le comportement du maître sur d’autres (à commencer éventuellement par l’ancien maître, renversant le rapport de pouvoir). Maîtres, esclaves : des conditions éventuellement un peu différentes mais quand même, dans l’histoire, on ne sort pas du rapport de domination. En fait, c’est plus subtil que ça chez Hegel, mais pour l’instant restons-en là, ya déjà de quoi faire.

En tant que dialectique (un des trois concepts fondamentaux de l’Entraînement mental), il s’agit bien déjà d’une contradiction insoluble dans l’eau ni dans l’air qu’on respire sur Terre : pas de ce genre de maîtres sans esclaves, pas de ce genre d’esclaves sans maîtres. Pour nous humain-e-s, avec une telle tension, nous n’avons que deux options souhaitables : l’équilibre ou la fuite. Ou bien je cherche un point de réconciliation, une balance dynamique acceptable, c’est-à-dire un ouvrage d’équilibrage subtil incessant, sans repos, ou bien je trouve une ligne de fuite (Deleuze), c’est-à-dire une façon de transformer mon expérience de vie qui trahisse radicalement cette alternative (et non une petite tricherie qui me permette de croire que j’en suis libéré alors qu’en réalité elle demeure telle et que je m’en suis seulement accommodé, tissant plus confortablement quelques lignes souples sur la ligne dure : anesthésies locales, paradis de synthèse, éphémères agencements de la drogue, du sexe ou du pouvoir).

En l’occurrence, détaillons « équilibre » : j’intègre à la fois le maître et l’esclave (et donc je ne suis plus vraiment ni l’un ni l’autre). Aussi maître que je peux l’être, non des autres surtout, ce qui serait encore une aliénation en fait* ! mais maître de moi-même : libre au sens où j’ai saisi profondément ce qui dépendait de moi et ce qui n’en dépendait pas, et avec ça où se situait mon singulier pouvoir d’agir, mes espaces de créativité et de transformation – et non seulement j’ai saisi ce pouvoir, mais je le mets en œuvre, là encore aussi justement que possible : c’est un idéal bien sûr, et je peux toujours aller plus loin explorer cette liberté-là (?)

Esclave cependant aussi, et là encore non pas de quelque autre humain-e qui voudrait me vendre ou m’acheter (exemple : le salariat selon les post-situationnistes, le mariage selon Virginie Despentes, etc.), mais esclave d’autres « autorités sur moi » que je reconnais en effet comme supérieures ou plutôt comme légitimes, naturelles, évidentes. Exemple : j’obéis à mon corps – si j’ai besoin d’uriner, je m’y soumettrai (conscience que je sépare ici « mon corps » et « moi » de façon purement artificielle et fausse en fait, comme dans l’autre exemple suivants: c’est seulement pour aider à la compréhension). Je reconnais mes besoins fondamentaux pour maîtres. Je suis l’esclave soumis à la volonté de Dieu, même si je suis encore rarement sûr d’avoir bien entendu Ses ordres (« esclave de mon baptème » disait Rimbaud qui pouvait encore à l’époque se croire piégé dans une religion singulière, alors même qu’il avait déjà parcouru le monde et l’âme humaine). Et pour cause, en fait : de tel-le-s maîtres ne sont pas piégé-e-s en humanité, et ne donnent pas d’ordres. Els font seulement des demandes, que je suis libre d’écouter ou non, d’ajuster selon ma propre volonté – quelle merveille !

Avec ça les statuts de maître et d’esclave – et les mots pareillement – s’affranchiront-ils d’un coup de tout ce qui leur pèse ? Hélas de tels jeux conceptuels n’entament rien de l’histoire coloniale. La souffrance énorme liée au racisme est encore à soigner, il y a toujours de l’esclavage pur et dur un siècle et demi après son « abolition », et la domination Nord-Sud, si on peut encore l’appeler ainsi, est peut-être l’aspect le plus violent de la dualité homo-terrienne. Intégrer la dialectique du maître et de l’esclave en soi, cependant, comme tout chemin d’éveil et de liberté, contribue sans doute à l’alchimiser enfin. Vive l’équilibre !

Et la fuite alors ? En fait bien sûr, c’est la même chose, c’est seulement l’impulsion initiale qui n’est pas la même. Lorsqu’on cherche à accomplir les dualités, il n’y a qu’un seul sens… mais dans un sens il y a toujours deux directions, car il y a toujours une dualité nouvelle qui vient répondre à l’unité – y compris d’ailleurs celles bien communes qui consistent à « ouvrir » encore (complexifier en fait) sur la trinité ou sur la multitude, au-delà du Zéro et du Un.

Fuir les maîtres, fuir les esclaves, ce peut être la voie par du collectif : construire des communautés fraternelles / sororales de haute intensité, et autonomes, c’est-à-dire qui se dotent du pouvoir de déterminer leur propre loi, fondées sur leur propre perception du sacré et du politique. Zad ou congrégations, la fuite se poursuit chaque jour dans la prière ou l’assemblée. Fuir les maîtres et les esclaves, ce peut encore être la voie de l’ascète : quitter le monde humain et trouver la paix dans la compagnie des arbres, du vent, des oiseaux et des songes. Dans tous les cas, la stratégie initiale est tout de même similaire, produisant les deux impulsions vers l’intérieur ou vers l’extérieur : se séparer des hordes de celles et ceux qui entretiennent en moi les rapports de domination / soumission. Dans les deux cas, la conséquence est la même : chercher la reliance possible au-delà des séparations.

Mais revenons à nos pères et à notre marmaille, parce que là je sens que je commence à égarer voire à hérisser celles et ceux qui se méfient (comme Friedriech, Josette et moi) des odeurs d’encens. Note que j’ai renversé le pluriel et les singuliers : plein de pères, parce qu’à force d’affranchir le peuple, quand même on a un peu démocratisé le rôle du dominant, sympa ! Et une seule marmaille, parce que même si « l’enfant » n’existe pas, celui-là dont on entend pourtant parler sans cesse et souvent sans tiquer dans toutes les halte-garderie et manuels pédopsy… l’enfance, elle, existe bel et bien.

Je n’ai vécu qu’une enfance, il n’y a qu’une enfance, parfois dorée et parfois meurtrie, parfois lumineuse et parfois maltraitée. Toujours les deux en fait : l’enfance est holo-dialectique. Pas un-e enfant sur terre qui n’ait connu l’amour : celles et ceux-là, sans trop hésiter et tant mieux au fond, auront fui l’un de ces camps de la mort que se complaît encore à expérimenter l’humain, à une échelle de plus en plus vaste et de plus en plus séparée. Pas un-e enfant sur terre qui n’ait rencontré la souffrance : la plupart du temps dès (avant) la naissance, parfois par chance (?) protégé-e tant bien que mal jusqu’à pouvoir se rappeler plus facilement, ces toutes premières déchirures au coeur (lui qui ne cesse, encore et encore, de chercher à cicatriser-pardonner, même quand on l’en empêche, par exemple en cherchant à le forcer à pardonner-cicatriser).

La paternité existe aussi sans doute, mais finalement elle ressemble quand même beaucoup à la maternité, à cela près qu’elle ne comprend pas la gestation ni l’allaitement… ce qui n’empêche pas la tendresse, de même que les (non-)mamans savent aussi bien que les hommes poser des cadres. Bref.

L’analyse transactionnelle, elle, fondée au XXème siècle par III pose trois concepts fondamentaux pour décrire notre identité : enfant, parent et adulte. Enfant-parent : une dialectique qui ressemble vachement au maître et à l’esclave, sauf que la théorie-là est beaucoup plus psy, et repose sur des observations et une abstraction familiales plutôt que sociales. L’enfant – ici le mot est pris en tant que concept : ça peut donc marcher à tous les âges – est cette personne qui ne peut pas répondre seul-e à ses besoins, et qui dépend donc directement d’autres humain-e-s. Très souvent il se trouve que cet humain-e est un parent (concept idem) : c’est-à-dire quelqu’un-e qui a grandi, qui sait un peu mieux répondre à ses besoins et éventuellement celles et ceux des autres, mais n’est pas pleinement autonome non plus, de sorte qu’il/elle « utilise » en quelque sorte l’enfant pour le faire, réciproquement. L’enfant en grandissant reproduit le modèle parental, faute de mieux, et devient parent à son tour. Adulte : un idéal équilibré qui a su comprendre ce qui s’était joué là pour lui, qui répond à ses besoins tout seul (ou du moins sans dépendre directement d’une personne en particulier) et sort de ces relations de dépendance affective, de violence et de domination. Ouaiiis ! Combien d’adultes en tout déjà, sur la planète terre ?

Ça ne se compte pas encore en milliards en tout cas je crois… mais ça pourrait être bientôt, qui sait ! Il me semble intéressant de rappeler qu’étymologiquement, l’enfant est celui ou celle qui est douée de parole.

* Sujet d’un prochain article.

Il n’y a pas cent douze mille forces à l’oeuvre dans l’univers… il n’y en a bien qu’une, qui fait deux, qui fait quatre, qui fait multitude.

*** inachevé et insatisfaisant / sexualité
Avec un enfant que je ne connais pas, au fond, je pourrais parler de ce que c’est pour moi « la sexualité » à peu près de la même façon que je peux le faire avec un adulte que je ne connais pas : j’essaierai de le faire avec le même respect, la même délicatesse… Tant de tabous, de peurs, de gêne, d’incompréhension et de violence, tant de souffrances sont véhiculées dans le monde adulte autour de cette question ! Si on veut vraiment « protéger » la virginité et l’innocence des enfants (de plus en plus relative sans doute à mesure qu’ils s’éloignent de 3 et se rapprochent de 10 ans), il est indispensable de l’aborder avec authenticité, en partant de notre propre vécu – non sans être attentif bien sûr à celui de notre vis-à-vis. Notre sexe est un des centres de notre corps, de même que notre coeur et notre tête, et notre expérience du monde passe nécessairement par là, dès le plus jeune âge. L’occulter ne peut que nuire, et ne protègera en tout cas pas un-e enfant qui grandit de tous les maux bien réels liés à la question de « la sexualité » dans notre monde : manque de confiance et d’information, prises de risques, crises identitaires, homophobie, domination masculine, violences inouïes, etc.

Voilà ce que j’écrirais par exemple à une jeune personne inconnue qui pourrait avoir dans les 7 ou les 37 ans et qui poserait des questions :
« Comme moi, tu as probablement des mains ! et des pieds ! et des oreilles ! de la peau et des organes ! sauf si tu as été frappé-e par un malheur, un accident… Mais même alors en tout cas, comme moi, tu ES un corps. En tant que corps nous vivons toute notre vie : pensées, émotions, sensations, mouvements… Nous vivons tou-te-s des expériences agréables ou désagréables, des plaisirs et des douleurs… et à travers et au-delà toutes ces expériences, la joie d’être au monde qui prend sa source dans notre corps, et nous relie aux autres et à la Terre.

Comme moi aussi, tu as un sexe. De même qu’on peut avoir les cheveux blonds ou bruns, on peut être né-e fille ou garçon. Parfois un peu les deux, ça arrive aussi, mais ça je n’ai pas beaucoup l’expérience (même si je pense qu’au fond nous sommes tou-te-s un peu les deux). On ne reconnaît pas les filles à ce qu’elles ont les cheveux longs, à ce qu’elles s’occupent des enfants ou à ce qu’elles portent parfois des jupes – parce que ça c’est vrai aussi de plein de garçons. On ne reconnaît pas non plus les gars à ce qu’ils ne pleurent jamais, qu’ils jouent tous au foot ou qu’ils ont l’air plus costauds : tout ça n’est rien que des idées toutes faites, des mensonges… et Dieu sait s’il y en a beaucoup beaucoup beaucoup, des idées fausses là-dessus. Ce qui différencie vraiment les hommes et les femmes, c’est surtout le sexe : pénis et testicules, ou vulve, vagin, utérus, ovaires… Des mots très beaux, qu’on peut employer avec naturel, non ?

Tu as sans doute remarqué comme moi que, en plus de distinguer les gars et les filles, de permettre d’évacuer les trucs dont on n’a plus besoin, et de susciter la curiosité, la gêne ou d’autres réactions qui peuvent parfois paraître étranges, cette partie de notre corps était aussi particulièrement sensible… On trouve en général agréable de se faire masser le dos ou les pieds, et c’est plutôt chouette aussi de se caresser gentiment le bras, mais au niveau du sexe il y a quelque chose de plus intense qui se passe. C’est vrai chez les enfants et chez les adultes – mais chez les adultes en plus, c’est lié à la procréation (le fait d’avoir des enfants), et à beaucoup beaucoup de questions et parfois de difficultés… A cause de tout ça, on parle de « la sexualité » comme d’un domaine particulier de notre expérience du corps.

La sexualité est un très vaste sujet, et on ne peut pas l’explorer n’importe comment, parce que ça a des conséquences importantes. Par exemple, lorsque tu es tout-e seul-e, tu peux librement expérimenter ce qui se passe en touchant ton propre sexe, non ? C’est la masturbation. Nous les humain-e-s nous pratiquons naturellement cela dès le plus jeune âge, comme d’autres mammifères. Ça n’a rien de mal ni de sale, au contraire : ça permet de se connaître… En revanche, chez les humain-e-s en général c’est très mal venu de faire ça en public, et il n’est pas question non plus de le faire avec le sexe de quelqu’un-e autre, sauf si il ou elle est vraiment complètement d’accord (ce qui implique de bien savoir de quoi il s’agit). Alors, personne d’autre que toi n’a le droit de te toucher le sexe, si tu ne veux pas. Forcer quelqu’un-e à faire avec son corps quelque chose dont il ou elle n’a pas envie, ça s’appelle un viol. C’est un crime puni par la loi. C’est aussi une blessure de plus faite à la confiance toujours possible en un monde humain de paix et d’amour.

Comme pour les autres joies que tu peux, comme moi, vivre dans cette vie sur la Terre, celles qui sont liées au sexe exigent de nous une grande conscience, une grande attention, une grande responsabilité. Sans cela, la prétendue « liberté » de l’un-e fait vite violence à celle de l’autre : on peut blesser ou être blessé-e, gravement parfois (heureusement, on peut guérir aussi, et avec l’aide des autres, on peut se protéger). Avec cela, la sexualité peut enrichir merveilleusement notre passage sur cette planète, nous aider à découvrir ce qu’est vraiment la liberté et contribuer à faire de nos vies ensemble une vaste harmonie.

Pardonne-moi si j’ai été un peu long ou trop sérieux, j’ai fait de mon mieux, t’es marrant-e : c’est pas évident comme question aussi !
*** citations

« La perfection restera l’ennuyeux privilège des dieux, mais, dans ce monde fou et foutu, chaque nuit sera vécue comme si elle était la dernière et chaque jour comme s’il était le premier ».

Eduardo Galeano, 2004

Ce ne sont pas toujours ceux qui savent le mieux parler qui ont les meilleures choses à dire (prov. Chinois aussi)

Notre tête est ronde pour permettre à notre pensée de changer de direction

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre (prov chinois)

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille, le bonheur se cultive (prov. bouddhiste qui pose des questions de traduction)

Apprends comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain (prov tibétain)

Ce n’est pas la peur d’entreprendre, mais celle de réussir qui explique certains échecs

Sept fois à terre, huit fois debout (prov. japonais)

La folie, c’est de se comporter pareil, et d’attendre un résultat différent (Einstein)

Si vous n’échouez pas de temps à autre, c’est signe que vous ne tentez rien de vraiment novateur (Allen W)

Rien de plus dangereux qu’une idée si c’est la seule que vous avez (Alain)

Ne rien faire dans la colère : hisse-t-on les voiles pendant la tempête ? (prov. Arabe)

Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient si bêtes ?

Cela doit tenir à l’éducation. (Alexandre dumas)

Si la nuit tu pleures le soleil, tes larmes t’empêchent de voir les étoiles (r Tagore)

Si nous perdons le futur, si le présent est réduit à l’angoisse
et si le passé devient un refuge fanatique et clos, nous sommes foutus. Il s’agit bien de repenser le sens de notre existence.
En ce qui me concerne, je refoule cette angoisse universelle de la mort par ma participation à la vie. »  
Edgar Morin

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire »
« Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir »  Albert Einstein

« Ce dont vous avez besoin viendra à vous si vous ne demandez pas ce dont vous n’avez pas besoin. » Nisargadatta Maharaja

Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? Bertold Brecht, L’Opéra de quat’ sous

« La philosophie, ça sert à simplifier. »  Régis Debray

En faisant scintiller notre lumière, nous donnons aux autres la possibilité d’en faire autant » nelson mandela

« Tout individu collabore à l’ensemble du cosmos.  »
« Ce qui importe, ce n’est pas tellement ce qui est vrai, mais ce qui aide à vivre. »
Friedrich Nietzsche

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.  »
Martin Luther King

Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. Jiddu Krishnamurti

« L’humanité entière aurait besoin d’une bonne terre happy »

« L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Robert Filliou

« Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. » Le pavé

« La vie, même inquiète, est plus précieuse que la sérénité. »
André Comte – Sponville

Il faut nous rappeler l’odeur de l’esprit humain (une odeur de café partagé ?)
pour savoir sauver nos cerveaux du blabla

" Long-Distance  callers   make  long-distance  calls " .

« Exister est un fait, vivre est un art. »
Frédéric Lenoir

« Finalement, les humains ressemblent aux serpents. Ceux qui n’arrivent pas à changer de peau le moment venu meurent progressivement » Frédéric Saldman.

« Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n’aie pas d’intention. Évite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant… Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Échoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fait des détours. Laisse-toi distraire. Mets toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles deviennent doux. Passe par les villages, je te suis. » Peter Handke

Winston Churchill : “Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté”.

Quand je dis que je te connais, c’est de celui d’hier dont je parle. (Vilma Costetti)

Relions juste l’essentiel : nous tou-te-s. La Terre, notre seule maison.
L’écologie n’est pas une idéologie mais une conscience.
Tout est relation, tout est jeu, tout est.

« Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même.(…). Autant dire que les pires gouverneront. » (Alain, Propos sur les pouvoirs)

« Le contraire d’une vérité profonde est une autre vérité profonde »
«  à force de reporter l’essentiel au nom de l’urgent, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel » (Edgar Morin)

«  Le seul, le vrai, l’unique voyage, c’est de changer de regard » Marcel Proust

« C’est ton amour de la vision qui t’empêche de voir.
C’est ton désir extrême de la vie qui la rend fuyante et insaisissable,
Ne cherche pas à prendre mais cherche à recevoir,
Porte tes yeux sur tes limites et tu verras l’Illimité
Porte tes yeux sur ton aveuglement et il te donnera la vision
Porte tes yeux sur la vie passagère et tu verras l’éternité.

O ami,
Sois plutôt de ceux qui ont vu
Et qui restent des témoins vivants »

The best things in life are not things

« Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »

Les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l’humanité.
De même qu’il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de même il existe en tout être humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices à l’état dormant ou inhibé.
Dans les sociétés normalisées, stabilisées,rigidifiées, les forces génératrices/ créatrices se manifestent chez les marginaux souvent déviants que sont artistes, musiciens poètes, peintres, écrivains, philosophes, découvreurs, bricoleurs, inventeurs.

Or la conscience que tous les GRANDS MOUVEMENTS DE TRANSFORMATION commencent toujours, y compris (surtout?) dans les sociétés figées ou sclérosées, de façon marginale, déviante, modeste, nous montre que les innovations créatrices sont toujours et partout POSSIBLES.  »
(Edgar Morin – La Voie- Oct 2011-éd.Fayard) http://roosevelt2012.eu/

« Ceux qui ne croient pas en l’impossible sont priés de ne pas décourager ceux qui sont en train de le faire. »
Anonymous

Créer le monde que nous voulons est un mode d’action bien plus subtil, mais bien plus puissant que détruire celui dont nous ne voulons plus. Marianne Williamson

« L’utopie n’est pas chimère, c’est simplement ce qui n’a pas encore été essayé »

pierre rabhi

Gandhi:
« la mission de la poésie est d’éveiller le bien qui sommeille au cœur de chaque être humain »

« soyons le changement que nous voulons pour le monde ! »

Il faut beaucoup de chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse…

Nietzsche

We are the ones we’ve been waiting for. (Les anciens Oraibi)

Es gibt ein Ziel, aber keinen Weg; was wir Weg nennen, ist Zögern. (F.Kafka) : Il y a un but, mais pas de chemin : ce que nous appelons le chemin, c’est notre hésitation. (Il écrit ailleurs : « Ne cherche pas le but, cherche le chemin… » Cf Jacques Lecoq : « Le but du voyage, c’est le voyage »

« Ne doutez pas que le monde puisse basculer par l’action d’un petit nombre d’homme – en fait, c’est toujours comme cela que ça s’est passé… » (Je sais plus qui)

Nous ne résoudrons pas les problèmes avec le même mode de pensée qui les a engendrés.

Einstein (formulé ailleurs : « on ne peut pas résoudre un problème avec la pensée qui a créé ce problème »)

« Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé. »

 » La véritable absence d’ego est l’absence de la conception de l’absence d’ego »

Mythe de la Liberté de Chögyam Trungpa

ll faut toujours casser la glace qui se reforme dans le cerveau pour l’empécher de geler.
Jules Renard, journal.

«  – Les cinq éléments fondamentaux de l’univers (terre, eau, feu, vent, éther) produisent des sons au moindre contact. Cela signifie qu’il existe des langages en tout. Dans ce cas-là, tout ce qu’on voit, entend, sent, goûte, et pense sont également des mots. On peut ainsi dire que tous les phénomènes de l’univers sont tous des mots qui enseignent la vérité. Les chants des oiseaux, le courant de l’eau, les bruits du vent, tous disent constamment la vérité éternelle.  » — Kukai

René Guénon :  » ‘une Vérité n’a pas à être  » plaisante « , et si quelqu’un la trouve telle, cela tient à ses dispositions sentimentales  »  !

African proverbs : If you want to go fast go alone. If you want to go far go together. Il faut tout un village pour élever un enfant. Aussi haut que vole l’hirondelle, quand elle meurt elle finit par terre. Aussi loin que va ton pipi, la dernière goutte tombe à tes pieds.

Proverbe zen : Après l’illumination, la vaisselle !

Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer.
Gaston Berger

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas,

c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles »

Sénèque

« Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu »

Berthold Brecht

« Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire »

Albert Einstein

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

Mark Twain

« L’utopie n’est pas l’irréalisable, mais seulement l’irréalisé »

Théodore Monod

« Le bonheur n’est pas au bout du chemin, c’est le chemin”

proverbe tibétain

Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” ~ Victor Hugo

Dans la vie, il y a deux catégories d’individus :
ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi ?
et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et qui se disent: pourquoi pas ?
Georges Bernard SHAW

On ne peut transmettre que ce que l’on cherche, pas ce que l’on sait. (Deleuze)

Bon et bien le flou est quand même vague, ce qui fait que l’on y voit pas beaucoup plus clair… (Christine)

« Il semble qu’on naît toujours à mi-chemin du commencement et de la fin du monde. Nous grandissons en révolte ouverte aussi bien contre ce qui nous entraîne que contre ce qui nous retient. »

« Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté – toute la place est pour la beauté »

Char ah, René Char ! Yen a plein ! « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil »

Tandis qu’à leurs oeuvres perverses

Les hommes courent haletants,

Mars qui rit, malgré les averses;

Prépare en secret le printemps. Théophile Gautier

Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler
un seul jour de votre vie.
[Confucius]

Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les
petites pierres.
[Confucius]

Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui
donner un poisson.
[Confucius]

Un tout petit caillou peut briser une grande jarre.
[Proverbe chinois]

Les gens heureux n’ont pas besoin de se presser.
[Proverbe chinois]

Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas.
[Proverbe chinois] (tiens je l’ai entendu en afrique moi)

Mieux vaut les critiques d’un seul que l’assentiment de mille.
[Proverbe chinois]

Le tigre aussi a besoin de sommeil.
[Proverbe chinois]

On ne peut pas marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre
dans son soulier.
[Proverbe chinois]

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